Il y a, dans le métier de puéricultrice, quelque chose qui touche à l’essentiel : être présent aux tout premiers instants d’une vie, accompagner des parents parfois démunis, et veiller sur les enfants les plus fragiles.
Ce mercredi, à Issy-les-Moulineaux, j’ai eu l’honneur de participer aux 51es Journées nationales d’étude de l’ANPDE, l’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Étudiants, organisées cette année avec le 7e Congrès européen des soins infirmiers pédiatriques du réseau PNAE.
Merci à sa présidente, Peggy Alonso, et à toutes les équipes de l’association de m’avoir accueilli au sein d’une profession que j’admire profondément.
La loi infirmière du 27 juin 2025, que j’ai défendue comme ministre de la Santé, a inscrit l’infirmier au cœur de la PMI, de la santé scolaire, de l’aide sociale à l’enfance et de l’accueil du jeune enfant, et consacré une spécialité infirmière autonome de niveau master.
Reconnaître la spécialité de puéricultrice, c’est reconnaître une expertise déjà à l’œuvre chaque jour, dans une logique de gradation des soins qui rassemble puéricultrices, infirmières en pratique avancée et médecins plutôt qu’elle ne les oppose.
Les puéricultrices sont en première ligne du soin aux enfants comme de la protection de l’enfance, et ce sont souvent elles qui voient, les premières, l’enfant en danger.
Comme médecin, je sais ce que vaut cet engagement de chaque instant. Mon fil conducteur reste le même : l’enjeu n’est pas de répartir des prérogatives, mais de mieux soigner l’enfant, partout et pour tous. À toutes les puéricultrices, du fond du cœur, merci.