La greffe c’est une seconde vie.
Aujourd’hui à l’Assemblée nationale j’ai souhaité qu’on sensibilise pour le don d’organes et la greffe. On ne connaît pas assez ces sujets et vous le savez, que ce soit en région ou à l’Assemblée, j’aime faire parler le terrain et ouvrir les portes des institutions à ceux qui sensibilisent le mieux !
Au lendemain de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, j’ai souhaité installer au cœur du Palais Bourbon, avec le soutien de notre présidente Yaël Braun-Pivet, un stand de sensibilisation ouvert aux députés, à leurs collaborateurs et au personnel de notre assemblée.
Comme cardiologue, j’ai vu ce que représente une greffe : une seconde vie, rendue possible par le geste d’un donneur et de ses proches. En 2024, 6 034 greffes ont été réalisées en France, un record depuis la crise sanitaire. Le paradoxe est connu : 8 Français sur 10 se disent favorables au don de leurs propres organes, mais l’opposition recueillie auprès des familles atteint encore 36,4 %. Derrière ce chiffre, 22 585 patients restaient en attente, et 852 d’entre eux sont décédés faute d’un organe disponible à temps.
La raison est souvent la même : faute d’en avoir parlé, les proches ignorent la volonté du défunt et, dans le doute, préfèrent refuser. L’enjeu est donc avant tout celui du dialogue, au sein de chaque famille. Dire à ceux que l’on aime que l’on est donneur, c’est déjà contribuer à sauver des vies.
C’est tout le propos d’un court métrage que nous diffusons en continu sur le stand : « Comment j’ai sauvé des vies », écrit et réalisé par Benjamin Caspar, à l’initiative du CHU Grenoble Alpes et de l’association ADOGA. En moins de neuf minutes, le film donne la parole à Emma, 19 ans, et raconte comment, après sa mort, elle a permis de sauver six vies grâce au don de ses organes.
Je remercie celles et ceux qui ont porté cette initiative à mes côtés : Jean-Pierre Scotti et Cédric Emile (Fondation Greffe de Vie), Francis Pick (collectif Greffes+), le Dr Marc Padilla (CHU Grenoble Alpes), le Dr Benoît Averland et le Dr Arnaud Grégoire (Agence de la biomédecine), ainsi que l’association ADOGA et l’ensemble des équipes mobilisées.
Une cause qui nous rassemble, bien au-delà de nos bancs.